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Blog d'information générale sur l'actualité au Burkina Faso

dimanche 10 octobre 2010

“WAGA HIP HOP 10 SERA 100% CONCERTS”

Arborant son éternelle casquette il apporte les dernières retouches nécessaires pour que tout soit parfait le jour J. Fondateur de la structure Umané Culture, directeur artistique du festival international des cultures urbaines Waga Hip Hop et du Salon de la musique africaine « SagaMusik », Ali Diallo, puisque c’est de lui qu’il s’agit a rendez-vous avec les mélomanes dans quelques jours. "L'agitateur culturel" (Continental N°33, déc 2004) est en ce moment surbooké. Entre mailing et coup de fils, nous lui avons arraché quelques mots concernant les grands rendez-vous culturels qu’il concocte pour le dernier trimestre de l’année 2010.
L’ESSENTIEL DU FASO : Bonjour M. Ali Diallo. Quelle est l’actualité de Umané Culture ?
Ali Diallo : Actuellement on prépare le festival Waga Hip Hop qui se tiendra dans quelques jours. Ce sera du 11 au 16 octobre 2010. Nous sommes sur les préparatifs, l’accueil des festivaliers et des groupes et en même temps nous préparons aussi le salon de la musique africaine « Saga Music » qui, cette année, est prévu du 2 au 5 décembre. Parallèlement nous sommes sur le « Festival Waga Hip Hop à Paris » pour le 17 décembre. Nous étions aussi sur un projet de création intitulé « Salina » avec Sotigui Kouyaté depuis trois ans. C’était vraiment son dernier projet qui regroupe des comédiens maliens, togolais, français et burkinabè et qu’il avait eu envi de monter ici en Afrique. Malheureusement il est décédé le 17 avril de cette année et le projet est repris par sa femme Esther Siraba Kouyaté qui vient de la France pour le spectacle et nous serons en résidence du 20 septembre au 15 novembre. Le spectacle sera donc vu dans le cadre des Récréatrâles en mi-novembre. Donc un peu ce que nous faisons à Umané, nous sommes sur plusieurs projets en même temps.
L’ESSENTIEL DU FASO : Sur quelques éditions le festival a fait une ouverture sur d’autres genres musicaux. Cette année la programmation est 100% hip hop. Pourquoi une telle programmation ?
Ali Diallo : La programmation s’explique par le simple fait qu’on a de moins en moins d’argent. Au niveau des subventions que nous avons l’habitude de recevoir il ya diminution chaque année alors qu’au niveau local ici on n’a pas de sponsoring. Donc à un moment on est obligé de réduire la programmation. A u tout début on avait au moins une dizaine de formations par édition, des rencontres professionnelles, des expositions, des résidence de création et donc cette année on est obligé de laisser tomber un peu toutes ces activités et garder uniquement la programmation 100% concert. On fera le clash party qui est le concours de clash, le concours de Battle dance et aussi le concours de slam qu’on aimerait reconduire. Nous étions obligés de supprimer certaines de nos activités.
L’ESSENTIEL DU FASO : Après dix ans le festival a quand acquis une certaine crédibilité. Qu’est-ce explique cette rareté de fonds ?
Ali Diallo : Tout à fait. Au niveau des subventions, il faut dire que nos partenaires traditionnels connaissent eux aussi une diminution de budgets. Ils sont obligés de revoir à la baisse les subventions qu’ils font aux structures qui organisent des festivals ou sur d’autres projets. Maintenant il faut dire que vu le nombre d’années que le festival existe, on aurait dû avoir quand même des sponsors au niveau local. Mais c’est tout un problème pour obtenir du sponsoring. Le véritable problème à mon sens c’est qu’on n’a pas cette culture du sponsoring au niveau du Burkina. Quand les gens te donnent un ou deux millions, ils pensent que ça va dans ta poche. Il y a comme une mauvaise volonté chez les responsables des sociétés qui peuvent soutenir un événement comme Waga Hip Hop mais qui ne le font pas. C’est bien dommage.
L’ESSENTIEL DU FASO : Quelle sera la spécificité de cette dixième édition ?
Ali Diallo : D’abord au niveau de la programmation nous allons faire trois jours de concerts avec une première date qui va se dérouler au Centre culturel américain avec des groupes tels Acacias roots du Cap Vert, Djéliba du Togo et le rappeur M.A.M de la Suisse. Ces groupe vont jouer là-bas avec en plus d’un concours de danse et de slam. En ce qui concerne la 2ème soirée au Centre culturel français, nous avons un concert avec Didier Awadi avec son album « Présidents d’Afrique », le groupe Yeelen, Billy Billy de la Côte d’Ivoire et Nanette du Gabon. Donc c’est une soirée « Président d’Afrique » parce que c’est un concept qu’Awadi a créé depuis un certain temps et l’album vient de sortir et nous avons jugé important de montrer ce boulot au niveau de Ouaga. La dernière soirée c’est-à-dire le samedi 16 octobre, nous avons une programmation de Positive Black Soul, donc le grand retour de Positive Black Soul avec Didier Awadi et Doug E Tee et toute la formation PBS. Ils se sont retrouvés ici il y a quelques années et depuis ils ont développé des projets ensemble. Ils ont donné des spectacles en 2009 dans le cadre des 20 ans de l’anniversaire de la naissance du groupe et viennent ici avant leur sortie internationale. Nous avons aussi Daaraj Family, Toofan du Togo et Faso Kombat tout cela pour la date du 16 octobre.
L’ESSENTIEL DU FASO : Vous avez parlé entre temps de Waga Hip Hop à Paris. De quoi s’agit-il au juste ?
Ali Diallo : En fait nous essayons d’exporter le festival Waga Hip Hop à l’international parce que c’est un festival beaucoup connu hors du continent. Nous avons donc eu des partenaires qui nous ont sollicités pour organiser Waga Hip Hop à Paris. Depuis bientôt deux ans nous préparons cela. Il était prévu de faire une première édition à Paris et à Bruxelles mais comme c’est la première fois nous ferons une édition réduite, c’est-à-dire une date avec des artistes comme Movaizhaleine et Baponga du Gabon, Négrissime du Cameroun, Toofan et Djanta Kan du Togo et Kikla Fassassi du Mali et un groupe burkinabè qu’on n’a pas encore choisi.
L’ESSENTIEL DU FASO : Vous avez entre temps évoqué aussi Saga Musik. A quoi les mélomanes doivent-ils s’attendre cette année ?
Ali Diallo : Saga Musik n’est pas un festival, c’est plutôt un marché de la musique avec des stands d’exposition qui accueillent des professionnelles de la musique ainsi que des visiteurs professionnels et amateurs. Ensuite nous avons des showcases tous les soirs au niveau de la scène du Grand Méliès qui accueille des artistes confirmés connus ou moins connus au Burkina pour montrer aux professionnels qui viennent pour acheter la musique de voir de quoi ils sont capables sur scène. Après nous avons des cafés-concerts qui ont lieu à la cafet du CCF. Cette année nous avons un petit plus parce que nous faisons un concours de « découverte nouveaux talents » avec Etienne Minoungou qui met un prix pour produire un jeune artiste qui fait du live. Il y a aussi la remise des disques d’or qui a lieu depuis l’année dernière et qui sera donnée à l’artiste qui a les meilleures ventes au niveau du Burkina Faso.
L’ESSENTIEL DU FASO : Quelles sont justement les retombées du classement 2009 de NTV au Etats Unis qui classait Waga Hip Hop parmi les dix meilleurs festivals de musique au monde ?
Ali Diallo : C’est d’abord un honneur pour nous d’être parmi les 10 meilleurs festivals du monde choisis par NTV. Après y a une communication au niveau des médias et sur internet qui a permis à notre festival de mieux se faire connaitre en Europe et aux Etats Unis et nous voyons tous les jours sur notre site internet que le nombre de visites augmente dans ces régions du monde. De plus en plus de groupe nous contactent également pour venir jouer au festival. C’est donc une bonne chose pour nous sans compter les professionnels qui ont envi aussi de venir au festival. Les retombées sont quand même énormes.
L’ESSENTIEL DU FASO : Umané Culture organise des événements qui sont quand même majeurs dans le paysage culturel burkinabè. Comment faites-vous pour toujours répondre présent ?
Ali Diallo : Je dirai que nous vivons de ça. Donc nous sommes obligés de bouger, de trouver des fonds en dehors du Burkina pour pouvoir organiser ces différents événements que nous avons chaque année. C’est vrai qu’au niveau du Burkina nous n’avons presque pas de soutien financier mais il faut reconnaitre un grand soutien moral de certaines institutions et de personnes ici. Ne serait-ce même que d’avoir un lieu pour le faire. Même si ce n’est pas de l’argent c’est déjà beaucoup. Car quand on prend l’apport du Centre Culturel Français et qu’on valorise c’est très important. Si on devait payer ça ferait beaucoup d’argent. D’autres personnes aussi autour de nous comme nos amis nous soutiennent aussi. Le reste du temps on parcourt le monde pour essayer de trouver d’autres partenaires pour essayer de faire avancer les projets d’Umané Culture. C’est d’ailleurs pour cela que c’est important pour nous d’organiser Waga Hip Hop à Paris et ensuite pouvoir le faire l’année prochaine en plus de Bruxelles, New York et même au niveau du Canada parce que nous avons aussi des partenaires dans ces différents pays intéressés par le festival. C’est peut être un jour Waga Hip Hop hors du Burkina qui pourra faire vivre l’activité ici. Une chose est sure, c’est qu’on ne peut pas continuer de compter sur les subventions surtout d’année en année on a de moins en moins d’argent.
L’ESSENTIEL DU FASO : Votre mot de la fin ?
Ali Diallo : Déjà notre programmation de cette année est très bonne et il faudrait que le public vienne nous soutenir. Surtout avec le retour de PBS au grand complet, avec le nouvel album de Daaraj qui je pense est l’un des meilleurs albums de leur carrière, sans compter les artistes comme Billy Billy qui n’a pas encore eu l’occasion de faire un spectacle ici au Burkina de Toofan aussi. Nous avons une programmation assez intéressante surtout que nous avons voulu donner au public burkinabè et autres festivaliers des programmations avec des artistes qui peuvent drainer, chacun, au moins 500 spectateurs. C’est aussi une nouvelle politique qui consiste à programmer des artistes que le public burkinabè n’a pas toujours l’occasion de voir.

lundi 21 juin 2010

Eric Beba, le Burkinabè qui marche chez l'oncle Sam

Il es Burkinabè. Il vit aux Etats Unis et se sent investi d'une mission envers son peuple, le peuple africain. Il marche pour que la dignité soit la chose la mieux partagée. Voici son message.

Cela m'oblige à dédicacer cette vie pour un changement profond en Afrique. J'ai décidé d'entreprendre cette longue marche jusqu'a Oprah Winfrey dans la ville de Chicago afin de lui demander de continuer ses bonnes œuvres au profit de mon continent. Je vais lui demander de contribuer au développement des secteurs agricoles et éducatifs de mon pays, le Burkina Faso aussi bien que les autres pays frères d’Afrique. Mon second objectif est d'inciter mes frères africains à investir a travers des Organisations non Gouvernementales au profit des mêmes secteurs, au lieu de laisser le sort de leur continent aux gouvernants qui passent leur temps a mendier sans fin. Le continent a besoin de peuples dévoués et convaincus et non des aides financières car son sous sol est déjà immensément riche. Nous ne les utilisons pas dans le bon sens. Cette marche qui a débute le 7 juin s’étalera durant deux mois et demi avec le soutien de tous (Américains, africains, hommes de medias) je soumettrai des requêtes aux pouvoirs locaux américains durant tout mon parcours. Que Oprah m'accepte ou non a son show, je suis convaincu que ma mission sera accomplie.
J'attends vos remarques et suggestions pour l'aboutissement de cette marche de l'espoir.

Respectueusement Eric Beba

En Collaboration du Club de Réflexion de la Diaspora Burkinabè

samedi 6 mars 2010

Idak revient avec « Zato »


Depuis le vendredi 26 février, les mélomanes burkinabés ont à leur portée le nouvel album d’Idak Bassavé intitulé "Zato", en lielé "notre monde d’aujourd’hui". Désormais coachée par Ablo, l’artiste propose un opus qui touche à plusieurs rythmes du terroir. L’album de dix titres, chanté en français, mooré, bissa, parle de la paix, l’Afrique, l’entente au foyer, l’amour, l’union des Burkinabè, Dieu.
Ce sont Zakaria Mamboué, Sam Etienne Zongo et Seydou Sangaré tous arrangeurs confirmés et Idak elle-même qui ont concocté le produit. Idak a beaucoup d’ambition pour cet album et elle a pris de nombreux contacts à travers le continent pour le promouvoir.

Mariah Bissongo : une voix qui s’impose

Le mercredi 17 février 2010, le Jardin de la musique Reemdogo a servi, à partir de 18 heures, de cadre de lancement de « Boudou », le premier album de l’artiste-musicienne Mariah Bissongo.
C’est désormais officiel. C’est sous forme d’un concert live ce 17 février que Mariah Bisssongo a présenté le premier album de sa carrière à la presse devant sa famille et de nombreux amis venus la soutenir. Intitulé « Boudou », cet opus de 10 titres chantés en Fioula, Français, Mooré et Gulmcema, est un vrai régal. Elle est née dans un environnement favorable à l’expression musicale (fille de l’Empereur Bissongo donc sœur de Bebey). Arrivée deuxième à la SNC 2008, Beni-wendé Mariétou Armelle Ouédraogo, de son vrai nom, a voulu se trouver sa propre voix. Ce n’est jamais évident d’être la fille d’une référence comme l’Empereur. D’ailleurs cette prestation du père dont on ne doute pas de la qualité aurait due être évitée. La jeune carrière de Mariah pourrait en souffrir.
Dotée d’une voix puissante et un timbre vocal assez très agréable, cette multilingue à la scène dans le sang. Cet album de variété permet à la jeune fille de naviguer sur tous les registres pour faire apprécier l’étendue de sa voix et de son talent. Cochée par Télesphor Bationo de Lotus Diffusion, cette choriste de l’orchestre national du Burkina et de la chorale de son église a su garder patience et attendre son heure. En effet, il lui a fallu cinq années de sacrifice pour travailler les différents titres qui composent l’album. Un album bien qui en plus des genres musicaux variés, traite aussi de thèmes très divers. Mariah parle simplement de la vie à travers des sujets sur l’avortement, la famille africaine, de l’amour en Jésus etc. La musique adoucit les mœurs et elle le montre bien avec "La go Djinogo", une chanson très dansante mais traitant de la cruauté de l’avortement. Cet album « Boudou » au-delà de son aspect musical est la matérialisation de l’espoir. Après autant d’années d’attente on peut dire que Mariah, pour son envi de proposer quelque chose de qualitatif, mérite le soutien de tous. Le titre « Vivre » où elle chante "hier petit, demain grand" illustre l’état d’esprit positif de cette artiste. L’habit ne fait pas le moine mais il y contribue a-t-on coutume de dire. Dans ce sens, le staff managérial de Mariah est interpellé sur le look qu’il va falloir lui trouver pour lui donner une particularité. L’album « Boudou » est disponible en CD et en K-7. Une nouvelle ambassadrice de notre musique est née, il faudra lui donner la chance de grandir.

jeudi 18 février 2010

FIRHO, Festival International du Rire et de l'Humour de Ouagadougou 2010


Les 4, 5, 6,7 Mars 2010 à Ouagadougou et le 6 Mars 2010 à Bobo Dioulasso, se tiendra la 3ème Edition de NI WA ASSILA,
Festival International du Rire et de l'Humour de Ouagadougou (FIRHO). L'objectif du festival étant la promotion de l'artiste humoriste et des arts de la scène, des artistes venus du Bénin, Burkina Faso, Canada, Côte d'Ivoire,
Gabon, mali, Niger et du Cameroun prendront part à la fête. Des spectacles d'humour et de rire, de chant et danse seront offerts au public.
Il y aura aussi des ateliers d'initiation réservés aux enfants ainsi que des conférences-débats. Un atelier de création collective des humoristes, un concours du meilleur humoriste espoir et des distinctions feront aussi partie de la fête. Le tout sera clôturé par des distinctions remises aux humoristes.

jeudi 28 janvier 2010

Les EBURNADES: festival panafricain de film d'animation, de marionnettes et du jeu vidéo est né

Les EBURNADES, festival panafricain de film d'animation, de marionnettes et du jeu vidéo se tiendra du 3 au 6 mars à Abidjan. Premier du genre sur le continent, c'est le Palais de la Culture d'Abidjan qui l'abritera. ATTITUDE 9 ENTERTAINMENT, structure d’animation et de production audio-visuelle, spécialisée dans le dessin animé, la modélisation des objets et des personnages en 3D et dans l’évènementiel et Inter Consulting et Ouvrages, une Agence Conseil en Communication et Marketing respectivement dirigées par KOUAME N’DA N’GORAN BERNARD et François-Auguste ZACKO sont les organisatrices de cet événement. Elles entendent offrir, à travers ce festival, un cadre d’expression et de promotion aux artistes exerçant dans les domaines concernés. Les festivaliers pourront donc, durant 3 jours de convivialité et de partage, échanger sur les grandes questions portant sur l'essor des disciplines concernées sur notre continent.

lundi 25 janvier 2010

Interview de Mamadou Zongo dit Bebeto

Entretien réalisé au téléphone par Guy-Florentin Yaméogo
20 Août 2009

A 29 ans, Mamadou Zongo dit Bebeto est à une étape charnière de sa carrière. Victime de nombreuses blessures au genou depuis son départ de l'Asec fin 1997, l'attaquant international burkinabé cherche (désespérément) un club pour se relancer. Depuis la capitale française où il vit, «Bébéto» s'est confié à Nord-Sud Quotidien.

Que devenez-vous ?

(Rires) Je vais bien. Je suis à Paris à la recherche d'un club. Cela fait une année que je vis dans la capitale française. Ces dernières années, j'ai été malchanceux car je me blessais régulièrement dans les différents clubs où je signais. Mais il y a toujours de l'espoir dans la vie. Je m'entraîne avec des amis qui sont également à la recherche de clubs comme moi.

Douze ans après votre départ de l'Asec et de la Côte d'Ivoire, vous restez dans le coeur des sportifs ivoiriens. Que ressentez-vous?

C'est toujours un plaisir de savoir qu'il y a des gens qui pensent encore à moi. C'est touchant.

Reconnaissez-vous que votre passage à l'Asec en 1997 a lancé votre carrière professionnelle?

Oui. Mon passage à l'Asec m'a beaucoup aidé. Je dirai même que j'ai appris une partie du football là-bas.

Quels souvenirs gardez-vous de l'Asec mimosas?

J'ai passé une année 1997 très riche. C'était super! C'était chaque jour un grand plaisir de m'entraîner à Sol béni et de défendre les couleurs du club en Championnat ou en Coupe.

Avez-vous gardé un contact avec la génération 97?

Pas vraiment. De temps en temps, j'ai Bonaventure Kalou au téléphone. Il y a aussi Guel Tchiressoa et Kouassi Blaise.

D'où vient votre surnom Bébéto?

(Rires) Cela vient des supporters du Racing Club de Bobo-Dioulasso où j'ai démarré ma carrière de footballeur.

Visiblement les nombreuses blessures dont vous avez été victime sont en train de gâcher une belle carrière

Je suis d'accord avec vous. J'ai vu les ligaments de mon genou se croiser à trois reprises. C'est difficile!

Comment expliquez-vous tous ces malheurs qui vous sont arrivés? Pensez-vous au mysticisme?

C'est difficile à expliquer. La dernière fois, c'était lors de la dernière rencontre de championnat aux Pays-Bas en 2005. J'étais en fin de contrat et cela n'a pas arrangé mes affaires.

Comment vous sentez-vous aujourd'hui?

Dieu merci, je me sens bien. Après tant de blessures, c'est clair que certaines équipes ont peur de m'engager.

Espérez-vous encore retrouver votre meilleur niveau?

Pour l'instant, j'ai simplement envie de trouver un club et d'enchaîner des matches. De cette façon, je retrouverai le rythme. La confiance aussi et tout va s'enchaîner.

Pensez-vous pouvoir décrocher un contrat avant la fermeture du mercato le 31 août?

Etant donné que je suis un joueur libre, je peux signer à tout moment. Mais je ne vous cache pas que mon objectif est de rallier le Golfe.

Avez-vous des contacts là-bas?

Oui. J'ai quelques contacts mais nous sommes en football et tant que rien n'est signé, ça ne compte pas.

En votre absence, les Etalons du Burkina Faso ont quasiment arraché leur qualification pour la Can 2010 en Angola. Qu'est-ce que cela vous inspire?

Cela me fait plaisir. Mes coéquipiers ont bien travaillé et je suis content pour eux.

Etes-vous en contact avec la sélection du Burkina Faso?

Oui. Je connais bien le ministre des Sports et certains dirigeants.

Qu'en est-il du sélectionneur Paulo Duarte?

On a échangé quelques sms sans plus. Pour l'instant je suis sans club et je ne pense même pas aux Etalons.

Que ferez-vous au soir de votre carrière sportive?

J'aime m'occuper des jeunes. J'aime aussi le football et je ne m'imagine pas en dehors.

mercredi 6 janvier 2010

Interview avec Prosper K. DIOMA professeur de HATHA YOGA.

Le yoga, pratique multi sédulaire mais mal connue sous nos cieux suscite parfois des craintes ui donnent lieu à des préjugés. Pour en savoir plus sur ce sport car c'est comme-ça qu'il faut l'appeler, voici pour vous un entretien d'un maitre tiré du site monburkina.com.
Monburkina: Bonjour Mr. DIOMA et merci d’avoir accepté cette entrevue avec nous. Pouvez-vous vous présenter à nos visiteurs?

Maitre Dioma: Je m’appelle Prosper Kalfassoro DIOMA. Je suis né en 1962 à Tansilla dans la province des Banwa à l’Ouest du BURKINA FASO. J’ai fait mes études primaires à l’école Est-garçons de KOUDOUGOU, secondaire à DEDOUGOU. Je suis instituteur de formation. Mais depuis 1996, Je suis surveillant au lycée Ouezzin Coulibaly de BOBO Dioulasso. J’enseigne le Taekwon do un art martial sud coréen, le HATHA YOGA et la gymnastique acrobatique.

Monburkina: Vous êtes un Maître de Yoga. Comment avez choisi un tel sport très peu pratiqué au Burkina?

Maitre Dioma: Je vous rappelle que j’ai pratiqué au moins pendant 12 ans le Taekwon do et la gymnastique acrobatique avant de pratiquer intensivement cette discipline le YOGA art aux mille et une vertus. Le YOGA n’est pas pour nous un sport mais plutôt une philosophie car il regroupe plusieurs branches dont le premier est le HATHA YOGA plus connu en Occident et en AFRIQUE et particulièrement au BURKINA FASO ou il est très mal connu surtout à causes des préjugés. On l’associe même à une secte. Le sport fait appel surtout aux muscles. Mais le HATHA YOGA développe le mental, raffine la personnalité, permet d’être maître de ses émotions : peur, colère, jalousie, manque de confiance en soi-même. Le YOGA peut aider dans la guérison de maux : insomnie, sinusite, hémorroïdes etc…. En faite c’est un Art de vivre HEUREUX . C’est en aux vue de tous ces bienfaits que j’ai décider de pratiquer le YOGA et de l’enseigner au BURKINA FASO.

Monburkina: Pourquoi le YOGA? Est-ce que les gens comprennent ce sport au Burkina?

Maitre Dioma: J’ai dit ci-dessus que ces à causes des multiples bienfaits du YOGA que j’ai décidé de pratiquer le YOGA et de l’enseigner voilà maintenant plus de 13 ans. Au BURKINA FASO les populations associent le YOGA à des sectes. Ils ont raisons car certains dirigeants mal intentionnés ont utiliser certains pouvoirs dans ces pratiques et on nui à l’HUMANITE. Donc il y a une très grande méfiance. Certains le compare à une réligion. Je dirai que le YOGA n’est pas une réligion car il n’enseigne pas de dogmes. Toutes les réligions se retrouvent au YOGA.

Monburkina: La méditation fait partie de ce sport, pourquoi est elle essentielle au YOGISTE et à quoi pensez vous dans vos meditations?

Maitre Dioma: La Méditation appelée la Sadhana est très importante aux yogis. Durant la méditation le yogi se répète mentalement un vœux . Quelque chose qui lui tien vraiment à cœur . Exemple : le yogi durant sa méditation peut se répéter intérieurement : Tout est AMOUR.

Monburkina: Quelles sont vos ambitions dans la pratique du YOGA?

Maitre Dioma:Je souhaite de tout mon coeur construire un Centre de YOGA dans ma ville, avoir régulièrement des formations auprès de grands maîtres, des personnes qui ont plus d’expériences que moi. Des livres pour ouvrir une bibliothèque pour faire connaître le YOGA.

Monburkina: Y’a t’il un parallel entre religion ou philosophies et YOGA?


Maitre Dioma: La réligion enseigne des dogmes: Quant au YOGA c’est une voie que l’HOMME se trace

Monburkina: Est-ce que le YOGA enseigne la sagesse?

Maitre Dioma: Le YOGA par certaines de ces règles de vie, d’hygiène,de régime alimentaire enseigne la sagesse. Nous connaissons de grands maîtres yogis qui avaient de grandes sagesses.

Monburkina:Avec la toile il est possible de rencontrer des YOGISTES de differents horizons- Est-ce quelque chose qui vous interesse?

Maitre Dioma:Je l’ai souligné ci-dessus si je rencontre des yogis ou de simples sympathisants(es) du YOGA. J’ai rencontré depuis le début de ma pratique du YOGA des yogis qui se mettent au service des population. Mon devoir est aussi de me mettre au service de mes frères.
Merci

Monburkina:Merci bien pour cet entretien

mardi 5 janvier 2010

Grands spectacles de danses au CITO les 7, 8 et 9 janvier 2010


L'année culturelle commence exceptionnellement bien. On parle encore de rencontre? de diversité et d'échange. Ces échanges qui permettent de mettre en confrontation nos vécus et donne du mordant à notre existance parfois si terne dans la solitude. Vous avez l'occasion de voir ce spectacle de Danse Contemporaine Métissée, mêlant à la danse contemporaine les danses traditionnelles d'Afrique et d'Europe de l'est (tziganes), avec projections vidéos et ombres chinoises, interrogeant la notion d'identité en lien avec la problématique des migrations.

"Elle est belge, d'origine Slave. Elle a grandi entre l''Europe et les Etats-Unis. Lui est Congolais. Il a quitté son pays après la guerre pour le Sénégal, puis le Burkina Faso. Leurs parcours très différents les séparent, mais les relient aussi d'une certaine façon : Deux enfants portant dans leurs migrations, l'histoire de peuples déracinés, deux enfants face à la guerre, avec leurs rêves et leurs espoirs. Deux adultes aujourd'hui, interrogeant avec leur danse la folie du monde qui les entoure."

Sya ben reveille Bobo

Du 26 au 28 décembre 2009, la ville de Bobo à abrité ses premières rencontres artistiques et culturelles. Initié par des artistes tels Moussa Sanou, Adama Dramé et Salia Sanou, tous ressortissants de la ville de Sya, le festival Sya ben à tenue toutes ses promesses. Trois jours durant, festivaliers artistes et public ont communié dans la convivialité.


Ils sont venus de partout pour participer à cette première édition de Sya ben, littéralement entente de Sya en Bobo et en Dioula. Le CCF Henri Matisse, le plateau de la SNC, le Théâtre de l'Amitié, l'esplanade de la Mairie de Bobo, le centre Siraba, la salle de ciné de Orodara et l'Espace rencontre jeunesse de Dafra, voilà un aperçu des scènes qui ont vu défiler les nombreux artistes qui ont bien voulu honorer de leur présence cette fête qui marque un tournant dans la vie culturelle de Sya. Adhérant entièrement à cette initiative, le parrain de cette première édition, Monsieur Soungalo Apollinaire Ouattara, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat a suivi avec beaucoup d'attention l'essentiel des prestations artistiques. " Vous rendez ainsi un grand hommage à vos devanciers comme Tidiane Coulibaly, Adjara Cissé, en organisant une telle manifestation ", a dit le parrain à ses filleuls.

Dans l'après du samedi 26 décembre, l'esplanade de la mairie à été le théâtre d'un spectacle haut en couleur. Les échassiers géants de Boromo, la troupe Ganta de la Gnangnan, Djiguiya du Houet, Todin de Toma dans la Nayala, sont entre autres ceux qui ont marqué de leurs empreintes la cérémonie d'ouverture de Sya ben. La fête s'est poursuivie la nuit et les deux jours suivants sur les autres scènes prévues pour accueillir les spectacles.

"Le développement culturel local, quels enjeux ", c'est autour de ce thème que s'est déroulée la rencontre professionnelle, dans la salle de conférence la Chambre de commerce le lundi 28 décembre 2009. Ce fut un autre moment fort. Il a regroupé, artistes, organisateurs de festival ainsi que l'administration culturelle locale. Sya ben n'est pas qu'une succession de concerts, de pièces de théâtre et des spectacles de danse. Les organisateurs ont pensé à un cadre de réflexion et de débat afin de créer une synergie d'idées et de visions pour un suivi efficient des actions menées dans le secteur culturel à Bobo-Dioulasso. Le modérateur du jour, monsieur Alain Sanou, enseignant à l'Université de Ouagadougou a fait une brève mais riche présentation de la ville avant de passer la parole aux panélistes Dansa Bitchibaly, Hassan Kassy Kouyaté et monsieur Marguerin de Châlons-en-Champagne. Monsieur Bitchibaly, connu pour son engagement aux cotés des artistes a permis dans son intervention de faire comprendre aux uns et aux autres combien notre pays se fait valoir à l'extérieur à travers ses artistes. Il est ressorti des débats que le festival Sya ben répond à un besoin réel d'activités qui contribuent à diversifier l'offre culturelle de la ville de Sya. Aussi le volet formation des acteurs, artistes, administrateurs, techniciens de son et lumière etc. à Bobo-Dioulasso est une préoccupation très partagée. La structuration de l'activité culturelle à Bobo, bien qu'embryonnaire, permet de créer des emplois et de générer des revenus. Hassan Kouyaté l'a démontré en partageant son riche parcours avec le public. Tout le monde reconnaît la nécessité de travailler ensemble pour le rayonnement de la ville de Bobo dont sont issus de nombreux artistes qui écument les scènes du monde, valorisant du même coup notre patrimoine culturel.

Sya ben 2009 ferme ses portes et déjà l'édition de 2010 trottine dans les têtes. Si les promesses sont tenues, ce rendez-vous s'inscrira très vite parmi les manifestations majeures dans l'agenda culturel du Burkina Faso.

Landa Siko : Le premier fruit de l'EDIT est succulent

Les vendredi 18 et samedi 19 décembre au Centre culturel français Georges Méliès, le public a découvert " Landa Siko " la première création chorégraphique de l'Ecole de Danse Irène Tassembédo (EDIT). La création débutée le 10 octobre 2009 est un spectacle qui allie tradition et modernité dans une parfaite symbiose.

Après l'intervention du présentateur de la soirée, un air de salsa emplit la salle. Un danseur traverse la scène en diagonal et s'installe sur une chaise placée coté cour à l'avant scène. Six musiciens envahissent la scène, exécutent quelques pas de salsa et s'installent sur leurs instruments. C'est parti pour une heure et plus de découverte.

Les danseurs afrocolombiens de la compagnie SANKOFA et leurs confrères burkinabés font voyager tout le monde, du sud ouest du Burkina à l'est. Tous les pas sont exécutés. Il y a, en plus des pas de salsa, de hip hop, de dance contemporaine et même de dance classique. Ils se rencontrent, vont à la recherche de l'information, se déchirent mais reviennent toujours. On n'a l'impression que le cordon ombilical en réalité n'est jamais totalement rompu. La justesse et l'harmonie des gestes dans les duos, les soli menés avec maestria témoignent de l'ampleur du travail abattu et du sérieux des danseurs restés concentrés le long de la représentation. Entre tradition et modernité, il n'y a pas forcément que des clashs et la porte reste toujours ouverte au rattrapage. C'est cela aussi " Landa Siko ".

Débout ou dans les mouvements au sol, les danseurs ont séduit le nombreux public qui le leur ont assez bien rendu par des applaudissements bien nourris. Surtout quand
David Sanon musiciens et danseurs se retrouvent sur le morceau salsa introductif pour conclure, c'est l'apothéose. Chacun s'est reconnu dans cette chorégraphie. " Landa Sikoa " littéralement rêve de tradition en dioula, est le couronnement du rêve de Rafel Palacio danseur afro colombien, de fouler le sol de ses ancêtres. Ce retour aux sources est très enrichissant parce qu'en réalité la fusion créée va au-delà de la scène pour transmettre des valeurs humaines qu'occasionnent les rencontres.

De transmission, il faut parler car Irène elle-même revenue au pays depuis bientôt deux ans, là fait pour transmettre aux siens, ce qui lui a permis de faire rêver des spectateurs sous d'autres cieux. Son école officiellement ouverte depuis le 14 décembre dernier, est le premier de ce standing en Afrique francophone. Elle offre des formations en stretching, danses traditionnelle et afrocontemporaine aussi bien aux professionnels au’aux amateurs de la dansse.

La lecture publique se noie au CENALAC !

Le Centre national de lecture et d'animation culturelle (CENALAC) traverse depuis quelques temps une crise majeure qui pourrait lui être fatale si d'ici là des solutions idoines ne sont pas trouvées au haut niveau pour la juguler. En rappel, il a été crée en juin 2005 par le décret N°2005-608 du 08 décembre 2005 et placé sous la gestion technique du MCTC. Etablissement public de l'Etat ayant en charge la gestion de la politique documentaire en matière de lecture publique, il est le garant de l'harmonisation des pratiques de la lecture publique. Pour cela, des coordonnateurs ont été recrutés pour s'occuper chacun d'un des quatre réseaux qui couvrent le pays.
Seulement depuis l'arrivée de la nouvelle DG, plus rien ne va dans cette structure qui pourtant avec l'appui important des partenaires, arrive à fournir des documents de qualité et autres jeux de société aux populations de l'intérieur. La DG a développé une animosité inexplicable contre les coordonnateurs en se trouvant des agents qui lui sont dévoués, elle pratique à fond la délation. Des coordonnateurs qui ont droit à du carburant pour leur sortie de terrain, l'ont fait à plusieurs reprises à leurs frais et depuis les reconnaissances de dettes pourtant signées de DG ne sont pas honorées.
Il y a de la gabegie à travers des commandes non conformes, des réfections approximatives des bibliothèques dans certaines communes, l'irrégularité des salaires du personnel. Il y a du népotisme avec l'affectation récente au CENALAC de deux parents de DG alors qu'il y a déjà pléthore de personnel. Egalement cette propension à vouloir réaffecter les coordonnateurs dans leur ministère d'origine (MESSSRS) sans l'avis du MCTC. Elle semble s'être définitivement installée dans une logique d'enrichissement à tout prix. En moins d'un an de service, elle est à son troisième DAF (Directeur de l'administration des finances).
A l'occasion de la dernière Foire Internationale du livre de Ouagadougou (FILO), on a vu la DAF et la CSAF (chef du service administratif et financier) en venir aux mains. Les prix des stands de 30000 FCFA et 40000 FCFA ont été majorés de 5000 et 10000 FCFA ou tout simplement quadruplés. De telle comportements contribue non seulement à décrédibiliser l'administration publique, mais aussi à faire perdre de nombreux partenaires financiers au pays. L'Etat Burkinabé à lui tout seul ne pourrait pas assurer le bon fonctionnement de la lecture publique. Il faut donc que ceux qui peuvent changer les choses au CENALAC mettent la main à la pâte. Sinon ce sont de nombreux burkinabé de l'intérieur qui pourraient perdre les nouvelles bonnes habitudes qui commençaient à être les leurs
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