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Blog d'information générale sur l'actualité au Burkina Faso

dimanche 2 décembre 2007

CHORUS 2007,

Ce jeudi 29 novembre 2007, le Grand Méliès a abrité le concert d’ouverture de la 3ème édition du festival des chorales, chœurs et musiques sacrées, Chorus 2007. Des Alléluia Amen !! Aux Takbir Allah Akbar, le Tout Puissant a été célébré dans toute sa grandeur.
Le léger retard dû au nombre de groupe (07) devant faire la balance, n’a rien enlevé à la qualité de cette première nuit. Aux environs de 21h 45 Francis Malcom, l’animateur de la soirée invite Serge BAYALA directeur du festival, sur la scène pour son mot. C’est avec l’humour qu’on lui connaît que Serge a dit merci à tous ceux qui ont cru et continuent de croire en Chorus. Le comité d’organisation comme il l’a dit, a foi en ce festival et ne l’abandonnera pas. Ce fut ensuite au tour de Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation (MEBA)de prendre la parole au nom de la Marraine, le Ministre Odile Bonkoungou empêchée. Après avoir expliqué la place qu’occupe la musique dans la vie des hommes, il a expliqué l’importance d’un festival de ce genre qui travaille à renforcer la paix.
Ensuite, place à la musique. C’est le Groupe Vision connu des téléspectateurs qui, au rythme de quatre chansons langoureuses et captivantes chantées en mooré et en français de planter le décor. Ils cèdent la place à « Taslim » la chorale de l’AEEMB. Les deux chanteurs et les huit choristes en robes noires, coiffées de voiles blancs ont surpris plus d’un avec des chants et des chœurs en français et arabes. Le public à majorité chrétien n’a cependant pas hésité à répondre Allah Akbar chaque fois que le lead vocal lançait Takbir. Lui d’ailleurs s’est surpris entrain de dire Alléluia !! Comme quoi Dieu se laisse louer dans toutes les langues. Après Taslim, le Maestro, l’immense Jacob Daboué et sa chorale la CMA enflamment la salle en puisant dans son répertoire des classiques et des chansons du terroir.
On avait du mal à croire en Malcom quand il a annoncé qu’on n’était qu’à la moitié. Harmony, ce groupe estudiantin venu du Togo confirmera ses dires. Riche de la qualité vocale de ses membres Harmony n’a pas souffert pour mettre débout le public du CCF. Public qui à partir de cet instant aura du mal à s’asseoir. Car quand Anita Beamon Freeman fait son entrée, habillée en bazin bleu avec des parements rouges c’est le délire. Anita accompagnée par le groupe Vision chante en yoruba, anglais et français sur du dombolo, du reggae et de la soul. On a cru entre temps que la température baisserait avec l’arrivée sur scène de Flamme d’Amour. Mais c’était méconnaître ce groupe qui a plutôt servi du feu. Joliment habillée avec un jeu de scène maîtrisé, cette jeune chorale a dominé son sujet.
Le cloue de la soirée fut sans nul doute ce groupe inconnu des Ouagalais puisqu’il n’a que trois semaines d’existence. Les Tawar Voice, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, venu de leur Ghana natal ont émerveillé le chaud public. Tout le monde a dansé avec ces musiciens et chanteurs oh combien talentueux qui ont mis leurs talents au service du Christ.
Le festival ne fait que commencer et vous aurez la chance de revoir ces groupes pour ceux qui étaient là. Pour ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement, des occasions vous sont toujours offertes de les découvrir.

David Sanon

« FLAMME D’AMOUR » un feu spirituel en devenir

Ceux qui ont participé à la première nuit de Chorus 2007 ont pu apprécier ce jeune groupe. Flamme d’Amour, c’est cette chorale former de quatorze jeunes gens unis par la foi et désireux de répandre autour d’eux toute la joie que renferme la parole du Christ. Créée seulement en juillet 2007 le groupe a, grâce au dynamisme et au génie de ses membres de nombreuses compositions dans son répertoire. Il faut noter que cette chorale catholique, qui anime mariages et baptêmes, n’officie pas spécialement pour une paroisse. Une autre particularité de Flamme d’Amour, elle est parrainée par un musulman en la personne du célèbre sculpteur Siriki KY. Les quatre travailleurs et dix étudiants qui forment ce groupe n’ont pas encore leur propre matériel d’orchestre. Mais la foi qui les unit leur donne la force de continuer. C’est ainsi qu’ils ambitionnent mettre sur le marché un album pour louer le Seigneur. Il n’est nullement question pour eux de chercher la voie du starmania, mais c’est plutôt l’envie de partager la joie avec ceux qui les entourent. Une heure durant, avant le spectacle, ils ont médité avec leur aumônier qui leur sert de guide spirituel. Avec ce qu’ils nous ont donné à voir jeudi, on peut compter sur eux comme stimulant spirituel dans les années à venir.
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