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Blog d'information générale sur l'actualité au Burkina Faso

vendredi 24 août 2007

Après le discours de Sarkozy à Dakar, Zêdess contre attaque.

Après l’allocution prononcée le 26 juillet dernier à Dakar par Nicolas Sarkozy, l’Etalon de la musique burkinabè auteur du désormais célèbre titre « Sarkozy, un Hongrois chez les Gaulois », contre attaque à travers cette réaction et surtout un single qui sera bientôt sur le marché.
« Que Srko s’en prenne aux dirigeants africains, c’est son problème, mais qu’il ait le culot de dresser le profil psychologique (c’est vrai qu’il a été le premier flic de France) de nos parents (les paysans), c’était le Rubicon à ne pas franchir. L’argument de la culture comme frein au développement était osé et ne manquait pas de toupet. Si l’Asie a connu son développement, c’est aussi parce qu’elle n’a pas été phagocytée culturellement par l’Occident, notamment la France par sa politique d’assimilation pendant la colonisation.
Comme dans la musique, Sarkozy joue sa partition, et moi la mienne. Ce n’est pas une histoire d’hommes mais une confrontation d’idées. A mon humble avis, l’histoire de l’humanité ne saurait être réduite à celle du monde occidental. Trop simpliste. Hé Nicolas, méfie-toi des raccourcis car l’Afrique est beaucoup plus compliquée que ça. Ton diagnostic là, c’est bon, mais c’est pas arrivé. C’est comme le jogging, sauf qu’on voit plus loin dans la savane arborée de Koudougou que dans le bois de boulogne. Le single sera bientôt balancé sur les ondes avec des extraits du discours de Dakar. »
In Le Pays N°3931 du 13 août 2007

CONFERENCE DEBAT

« LE MASQUE EST UN ETRE SOCIAL »
Le vendredi 20 avril 2007 a eu lieu au Centre Culturel Français Georges Méliès une rencontre débat autour des masques africains. Cette rencontre organisée par l’Association Démocratique des Français du Burkina Faso (ADFE), section locale l’Association Démocratique des Français de l’Etranger (ADFE), a été animée par le Professeur Salaka Sanou de l’Université de Ouagadougou sous la modération de Monsieur Daniel Granier président de l’ADFB. Ce sont plus de 150 personnes (Européens et Africains) qui ont pris d’assaut la salle du Petit Méliès pour faire plus ample connaissance avec le monde sacré et secret des masques. Le public a d’abord eu droit à la projection d’un film sur les masques bobo de Tondogosso, gourounsi de Zawara et mossi de Boulsa. Ce film décrit dans chacun des cas les types de masques, la nature, la fonction, la période et les occasions de sortie. Après cette projection le Professeur Sanou enseignant à la filière Esthétique Littéraire et Artistique Négro-africain (ELAN) a pris la parole pour expliquer que le masque est un être en soi, un être social. Qu’il soit zoomorphe ou antropozoomorphe, le masque est un être sacré, un être de rite et est l’expression d’une exaltation sacrée dont les sorties sont réglementées et limitées dans le temps. Selon le Professeur, le masque africain est une entité vivante à ne pas confondre avec le costume de théâtre de l’antiquité grecque. Il est une puissance spirituelle et non un fétiche.
Des nombreuses réactions qui ont suivi son intervention, beaucoup s’attardaient sur l’avenir du masque dans cette société en modernisation. Mais pour le Professeur, chez qui on a senti toute la passion qu’il a pour ces êtres : « Il faut considérer l’évolution comme le moindre mal pour la survie du masque. Il revient aux responsables des masque de créer les gardes fous nécessaires pour faire face à l’évolution qui s’impose à la société. Pour la pérennité, il faut suscité une prise de conscience pour préserver le secret ».
L’ADFB initiatrice de cette soirée, s’est dite très satisfaite par la voix de son président. Créée dans les années 80 cette association permet aux Français de l’étranger de participer pleinement aux choix et décisions engageant sur les plans culturel, scientifique, économique et politique, leur pays. L’actuel bureau en place depuis novembre dernier a organisé un tournoi de pétanque, marché de Noel et une visite du parc urbain Bangr Weogo. Vivement que de telles initiatives qui dévoilent les préjugés se multiplient afin de permettre aux peuples de mieux se connaître pour mieux se comprendre.
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